L’irruption des intelligences artificielles génératives (IA) dans nos pratiques professionnelles bouleverse
notre manière de chercher, d’écrire et de créer. Elle soulève aussi des questions nouvelles :
qu’est-ce qui fait œuvre ? Où commence et où s’arrête le statut d’auteur lorsque la technologie participe au processus créatif ?
Chez Fabula, j’ai choisi de ne pas éluder ces questions.
J’utilise aujourd’hui l’intelligence artificielle comme un outil de dialogue, d’exploration et d’assistance à la création.
Elle m’aide à confronter des idées, explorer des pistes, structurer ou reformuler certains contenus et, parfois, contribue directement à faire émerger une solution créative.
Parce que cette pratique mérite d’être pensée autant qu’assumée,
j’ai souhaité définir les limites que je me donne et les principes qui guident mon utilisation de ces outils.
Cette charte est aussi un engagement de transparence envers mes clients, partenaires et publics :
dire comment je travaille, ce que je confie à l’IA et ce que je souhaite résolument maintenir au cœur de toute création :
l’intention, le regard, les choix et la responsabilité humaine.
Chez Fabula, l’intelligence artificielle générative peut être utilisée comme un outil au service du processus créatif : pour explorer une idée, confronter des pistes, structurer une réflexion, rechercher des variantes, améliorer une formulation ou questionner un scénario.
Elle ne se substitue ni à l’intention créative, ni au travail de conception, ni au regard critique qui fondent chaque projet.
Les univers, intentions, choix narratifs et pédagogiques, mécaniques de jeu et partis pris de médiation restent placés sous la responsabilité et la direction de Fabula – création.
Les propositions produites avec l’aide d’une intelligence artificielle sont sélectionnées, vérifiées, transformées, réécrites ou écartées. Elles constituent une matière de travail et non une création automatiquement considérée comme achevée.
Fabula utilise principalement l’IA comme un espace de dialogue et d’expérimentation : tester une idée, chercher ses faiblesses, imaginer d’autres possibilités, améliorer un texte ou ouvrir de nouvelles pistes.
L’objectif n’est pas de déléguer la création, mais d’enrichir le processus qui y conduit.
Fabula assume la responsabilité des contenus qu’elle livre et veille notamment à la cohérence des informations historiques, scientifiques ou patrimoniales mobilisées dans ses projets.
L’utilisation d’une IA ne dispense jamais de vérifier les informations qu’elle fournit ni de revenir, lorsque cela est nécessaire, aux sources et aux personnes expertes.
L’intelligence artificielle n’est pas utilisée dans le but d’imiter délibérément le style d’un auteur, d’un artiste ou d’un créateur identifiable, ni de reproduire une œuvre existante.
Une vigilance particulière est portée aux questions de droit d’auteur, d’attribution et de propriété intellectuelle.
Lorsqu’une intelligence artificielle a joué un rôle significatif dans le processus de création, Fabula peut en faire état auprès de ses partenaires et commanditaires.
Cette transparence vise à permettre à chacun de comprendre la place réellement occupée par l’outil : ni auteur invisible, ni simple correcteur lorsqu’il a participé davantage, mais outil intégré à un processus de création dont la direction et la responsabilité demeurent humaines.
Les outils évoluent, tout comme les usages et les questions qu’ils soulèvent. Cette charte n’a donc pas vocation à figer une frontière une fois pour toutes.
Fabula s’engage à continuer d’interroger ses pratiques afin que l’usage de l’intelligence artificielle reste compatible avec ce qui fonde sa démarche : la créativité humaine, la transmission des savoirs, le dialogue et la création de sens.